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Base réglementaire

L'obligation

Ni le Canada ni les États-Unis n'ont de régime distinct de connaissance du produit pour les placements alternatifs. Les mêmes règles s'appliquent à tous les produits. Ce qui change, c'est le niveau de diligence que ces règles exigent, et les régulateurs des deux pays ont indiqué qu'il augmente avec la complexité, l'opacité et l'illiquidité.

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Mêmes règles, examen plus approfondi
Les règles de connaissance du produit s'adaptent à la complexité du produit, et les constats des régulateurs montrent où les firmes font défaut en matière de placements alternatifs

La règle 3301 de l'OCRI exige qu'un courtier prenne des mesures raisonnables pour évaluer, approuver et surveiller ce qu'il rend disponible, l'évaluation couvrant « la structure, les caractéristiques, les risques, les coûts initiaux et continus du titre ainsi que l'incidence de ces coûts » [traduction]. La règle 3302 exige que chaque personne autorisée prenne des mesures pour comprendre les mêmes éléments avant d'acheter, de vendre ou de recommander le titre.[1] L'article 13.2.1 du Règlement 31-103 applique les obligations équivalentes aux courtiers sur le marché dispensé et aux gestionnaires de portefeuille.[2]

L'Avis conjoint 31-368 du personnel des ACVM et de l'OCRI est explicite : un seul niveau d'examen ne convient pas à tous les produits :

« Un examen plus simplifié peut convenir aux titres moins complexes et moins risqués, tandis qu'un examen plus approfondi peut être justifié pour les titres plus complexes ou plus risqués, comme ceux qui sont nouveaux, dont la structure n'est pas transparente, qui comportent un effet de levier, des options ou d'autres dérivés, dont la liquidité est limitée ou pour lesquels l'information disponible est limitée. » [traduction] Avis conjoint 31-368 du personnel des ACVM et de l'OCRI, p. 11 [3]

L'avis donne un exemple de pratique de firme qui reflète cela : des courtiers qui établissent des processus de connaissance du produit différents selon, entre autres, qu'un fonds proposé est un fonds commun de placement offert par prospectus ou un fonds alternatif dispensé de prospectus, avec un examen supplémentaire pour les fonds plus coûteux.[3]

Plusieurs des constats de l'avis sur la connaissance du produit concernent directement les placements alternatifs :[3]

  • Recueillir des documents sans les analyser. Certaines firmes conservaient les états financiers de l'émetteur, des captures d'écran de sites Web et des rapports d'analystes, mais ne documentaient pas comment l'information avait été examinée, par qui ni quand. L'indication de l'avis : « Bien que les rapports de tiers puissent appuyer les évaluations de connaissance du produit, les firmes doivent documenter leur propre analyse. » [traduction]
  • Omettre les émetteurs reliés et associés. Certaines firmes n'évaluaient pas les titres d'émetteurs reliés ou associés, présumant que leur participation au niveau de l'émetteur suffisait. L'avis attend le même processus de connaissance du produit, ou un processus similaire, que pour les émetteurs non reliés.
  • Surveillance annuelle de produits risqués. Certains courtiers sur le marché dispensé vendant des produits risqués, illiquides et complexes ne surveillaient les changements importants qu'annuellement, ce que le personnel a jugé inadéquat.
  • Se fier à l'émetteur pour signaler les changements. Certaines firmes attendaient que les émetteurs les avisent des changements, ou leur demandaient de confirmer annuellement que rien n'avait changé, plutôt que de surveiller de façon proactive.

L'avis énumère les types de documents que les firmes devraient conserver pour appuyer une évaluation de connaissance du produit, dont les notices d'offre, les états financiers, les rapports internes de diligence raisonnable, les rapports de rendement, les dépôts et les informations divulguées - ainsi que les dossiers de l'analyse elle-même. « Ces dossiers sont requis pour appuyer la décision de rendre un titre disponible aux clients et pour démontrer qu'un examen raisonnable a été effectué avant d'approuver les titres. » [traduction][3] Sa liste de ce que les politiques de connaissance du produit devraient couvrir nomme aussi deux éléments qui comptent davantage pour les placements alternatifs que presque partout ailleurs : les parties impliquées dans le titre, comme la direction de l'émetteur, le gestionnaire de portefeuille, les garants ou les contreparties importantes, et tout conflit d'intérêts inhérent au titre.[3]

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Un examen raisonnable, et non une confiance aveugle envers l'émetteur
Les indications de la FINRA sur les placements privés, la diligence au niveau du produit de Reg BI et le devoir d'examen du conseiller

Les États-Unis disposent du corpus d'indications le plus développé sur la diligence des produits pour les placements privés, bâti en grande partie par les avis de la FINRA sur les placements privés sous Regulation D.

Le Regulatory Notice 10-22 de la FINRA a établi la position de base : les courtiers ont le devoir de mener un examen raisonnable des titres qu'ils recommandent, y compris ceux vendus dans le cadre de placements sous Regulation D, et ne peuvent pas « se fier aveuglément à l'émetteur » [traduction] pour l'information sur la société.[7] L'avis décrit des pratiques pour examiner l'émetteur et sa direction, ses perspectives d'affaires et ses actifs, et indique que les signaux d'alarme appellent des vérifications supplémentaires plutôt qu'une confiance dans les déclarations de la direction. Il attend aussi d'un courtier affilié à un émetteur qu'il s'assure que l'affiliation ne compromet pas l'indépendance de son examen.[7]

Le Regulatory Notice 23-08 a réitéré ces attentes dans le cadre de Reg BI. Il énumère les domaines qu'un examen raisonnable devrait aborder - dont l'émetteur et sa direction, les perspectives d'affaires, les actifs, les affirmations avancées et l'utilisation prévue du produit de l'émission - et avertit les firmes d'examiner les rapports de diligence raisonnable de tiers avec un soin raisonnable, en tenant compte de l'indépendance, des incitatifs et des qualifications de leurs auteurs.[8]

La première composante de l'obligation de diligence (Care Obligation) de Reg BI exige qu'un courtier comprenne les risques, avantages et coûts potentiels d'un titre ou d'une stratégie recommandés.[5][6] Pour un placement alternatif, cette compréhension dépend de l'examen raisonnable que décrit la FINRA ; sans lui, la firme ne peut pas démontrer qu'elle a compris ce qu'elle a recommandé.

L'interprétation de 2019 de la SEC sur la norme de conduite des conseillers exige qu'un conseiller « mène un examen raisonnable du placement, suffisant pour ne pas fonder ses conseils sur de l'information matériellement inexacte ou incomplète » [traduction].[4] Pour les produits dont l'information est limitée, respecter cette norme signifie généralement obtenir et vérifier de l'information au-delà de ce que le promoteur fournit spontanément.

Le Regulatory Notice 12-03 de la FINRA sur les produits complexes énumère des questions que les firmes devraient se poser avant d'en approuver un, notamment si son objectif de placement est raisonnable, quelles hypothèses le sous-tendent et comment il devrait se comporter dans une grande variété de scénarios de marché, s'il présente des risques inédits, comment la firme est rémunérée pour l'offrir, et quelle est sa liquidité. Il attend aussi des firmes qu'elles réévaluent périodiquement les produits complexes après leur approbation.[9] De nombreux placements alternatifs correspondent à sa description des produits complexes.

Question de connaissance du produit pour un placement alternatif Canada (OCRI / ACVM) États-Unis
Jusqu'où l'évaluation doit-elle aller ? Plus loin pour les produits nouveaux, opaques, à effet de levier, illiquides ou peu documentés Un examen raisonnable, proportionné au produit et à tout signal d'alarme
La firme peut-elle se fier aux documents de l'émetteur ou de tiers ? Elle peut les utiliser, mais doit documenter sa propre analyse Pas aveuglément ; les rapports de tiers doivent être examinés avec un soin raisonnable
Qu'en est-il des émetteurs reliés ou affiliés ? Même processus de connaissance du produit, ou processus similaire, que pour les émetteurs non reliés L'affiliation ne doit pas compromettre l'indépendance de l'examen
Une surveillance continue est-elle attendue ? Oui ; la seule surveillance annuelle a été jugée inadéquate pour les produits risqués et illiquides Implicite dans les devoirs de compréhension du produit ; la FINRA attend une réévaluation périodique des produits complexes
Diligence

L'évaluation

Les éléments réglementaires sont les mêmes pour tous les produits - structure, caractéristiques, risques, coûts, parties impliquées et conflits. Pour les placements alternatifs, chacun se décline en questions qu'une revue de fonds commun de placement n'a jamais à poser.

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Huit domaines de diligence
Ce qu'une évaluation de connaissance du produit d'un placement alternatif ou de marché privé devrait couvrir

Le tableau met en correspondance les éléments réglementaires avec les questions précises qu'ils soulèvent pour les placements alternatifs, et avec les preuves qui y répondent. C'est un cadre pour bâtir le gabarit d'évaluation propre à la firme, non une liste de contrôle prescrite ; la profondeur appliquée à chaque domaine devrait correspondre au produit.

Domaine Questions clés Preuves typiques
Structure et modalités Quel est le véhicule juridique ? Que possèdent réellement les investisseurs ? Quelles sont les dispositions relatives à la durée, à la période de blocage, aux appels de capital et aux distributions ? Que peut modifier le promoteur sans le consentement des investisseurs ? Notice d'offre, convention de société en commandite ou de fiducie, documents de souscription
Promoteur, gestionnaire et parties Qui le dirige, et quels sont ses antécédents, sa structure de propriété et sa solidité financière ? Qui sont l'auditeur, l'administrateur, le dépositaire, l'agent d'évaluation et le conseiller juridique, et sont-ils indépendants et reconnus ? Questionnaire de diligence raisonnable du gestionnaire, biographies, vérifications d'inscription auprès des régulateurs, confirmations des fournisseurs de services
Stratégie et actifs Dans quoi le produit investit-il, et comment ? Le portefeuille correspond-il à la stratégie déclarée ? Quel effet de levier est utilisé, à quel niveau et à quelles conditions ? Positions du portefeuille ou tableaux d'actifs, politique de placement, informations sur l'effet de levier et les emprunts
L'évaluation Comment les actifs sont-ils évalués, à quelle fréquence, par qui et avec quelles données ? L'évaluation est-elle indépendante du gestionnaire ? Comment les valeurs déclarées se sont-elles comparées aux sorties réalisées ou aux évaluations de tiers ? Politique d'évaluation, états financiers audités, évaluations, historique de la valeur liquidative
Liquidité et rachat Comment et quand les investisseurs peuvent-ils sortir ? Quels plafonds de rachat, suspensions, délais de préavis ou pénalités s'appliquent ? Comment les modalités de liquidité du produit se comparent-elles à la liquidité de ses actifs ? Dispositions de rachat, historique de tout plafonnement ou suspension, disponibilité d'un marché secondaire
Coûts Quel est l'ensemble complet des coûts - frais de gestion, frais de performance ou intéressement différé, charges du fonds, frais d'organisation, frais de placement ou de vente, commissions de suivi - et comment influent-ils sur les rendements ? Barèmes de frais dans les documents d'offre, états financiers, information sur la rémunération du courtier
Conflits et parties liées La firme, ou quiconque lui est associé, est-elle reliée à l'émetteur ? Y a-t-il des opérations entre parties liées au sein du produit ? Comment la firme est-elle rémunérée pour le distribuer ? Informations sur les émetteurs reliés et associés, notes sur les opérations entre parties liées, ententes de rémunération
Information et antécédents À quelle fréquence et avec quelle exhaustivité le produit fait-il rapport aux investisseurs ? Les états financiers sont-ils audités, et dans les délais ? Quels sont les antécédents réglementaires et judiciaires du promoteur et de ses dirigeants ? Rapports aux investisseurs, opinions d'audit et dates de dépôt, bases de données des régulateurs, recherches de litiges

Deux domaines méritent une attention particulière parce que c'est là que les placements alternatifs diffèrent le plus des produits cotés. L'évaluation détermine chaque chiffre de rendement qu'une firme ou un conseiller verra ; si elle est établie par le gestionnaire avec peu de contrôle indépendant, les rendements et la volatilité déclarés sont des estimations, et l'évaluation devrait le dire. La liquidité est la caractéristique la plus susceptible de changer après l'approbation, et celle qui limite le plus ce que la firme peut faire si quelque chose tourne mal.

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Vérification indépendante
Transformer ce que dit le promoteur en ce que la firme a confirmé

La plupart de l'information sur un placement privé provient de la partie qui le vend. Les deux régulateurs ont dit que cela ne suffit pas en soi : le personnel canadien attend de la firme qu'elle documente sa propre analyse plutôt que de se fier aux documents de tiers,[3] et la FINRA indique qu'un courtier ne peut pas se fier aveuglément à l'émetteur.[7] Vérifier ne signifie pas réauditer le produit. Cela signifie confirmer les affirmations dont dépend l'évaluation au moyen d'une source autre que le promoteur. Les approches courantes comprennent :

  • Confirmer directement les fournisseurs de services. Communiquer avec l'auditeur, l'administrateur et le dépositaire pour confirmer qu'ils agissent pour le produit, plutôt que de se fier à la liste de la notice d'offre.
  • Lire les états financiers audités, pas les sommaires. Y compris l'opinion d'audit, les notes sur les parties liées, les notes sur l'évaluation et la date de signature de l'audit.
  • Vérifier les personnes et les antécédents. Consulter les bases de données des régulateurs et les registres judiciaires pour le promoteur et ses dirigeants.
  • Confronter les affirmations aux preuves. Comparer les antécédents déclarés aux résultats audités, et les valeurs d'actifs déclarées aux évaluations ou aux opérations comparables.
  • Voir les actifs lorsque cela compte. Pour les produits d'actifs réels, des visites sur place ou des rapports indépendants d'ingénierie ou d'évaluation ; les indications de la FINRA sur Reg D décrivent des pratiques de ce type.[7]
  • Lire les rapports de tiers avec un œil critique. Utiliser les rapports externes de diligence raisonnable comme intrants, tout en tenant compte de qui les a payés et de ce qu'ils n'ont pas couvert.[8]

Ce qui compte pour la connaissance du produit, c'est que l'évaluation consigne quels faits ont été vérifiés, comment, et lesquels reposent uniquement sur la parole du promoteur. Un lecteur du dossier devrait pouvoir faire la différence.

3
Signaux d'alarme
Des constats qui devraient approfondir l'examen, ou l'arrêter

Les indications de la FINRA traitent les signaux d'alarme comme un déclencheur de vérifications supplémentaires, et non comme quelque chose à noter puis à ignorer.[7][8] Le gabarit d'évaluation d'une firme devrait énumérer les signaux d'alarme qu'elle recherche et préciser ce que chacun exige. La liste ci-dessous est représentative.

Signal d'alarme Pourquoi c'est important Réponse typique
Auditeur inconnu, de petite taille par rapport au produit, ou récemment changé L'audit est le principal contrôle indépendant des états financiers et des évaluations Confirmer l'auditeur directement ; comprendre la raison de tout changement
États financiers audités en retard ou assortis d'une réserve Signale des problèmes de comptabilité, d'évaluation ou de continuité d'exploitation Ne pas approuver, ou suspendre, jusqu'à résolution et explication
Évaluation établie par le gestionnaire sans revue indépendante Les rendements et le risque déclarés peuvent ne pas refléter la valeur réalisable Exiger une preuve d'évaluation indépendante ou indiquer la limite dans l'évaluation
Rendements anormalement réguliers ou élevés pour la stratégie Peut indiquer des évaluations périmées ou un rendement présenté de façon trompeuse Confronter aux résultats audités et aux produits comparables
Opérations importantes entre parties liées Crée des conflits au sein du produit qui peuvent ne pas favoriser les investisseurs Évaluer les modalités et la surveillance ; consigner le conflit dans l'évaluation
Modalités de liquidité plus généreuses que ce que les actifs peuvent soutenir Augmente la probabilité de plafonnement ou de suspension des rachats en période de tension Évaluer les mécanismes de rachat et la gestion de la liquidité du promoteur
Antécédents réglementaires ou judiciaires du promoteur ou de ses dirigeants Touche l'intégrité et la compétence des personnes qui le dirigent Examiner les antécédents et obtenir une explication avant d'aller plus loin
Réticence à fournir des documents ou un accès Limite la capacité de la firme à mener un examen raisonnable Traiter un accès incomplet comme un motif de ne pas approuver
Processus

Le cycle de vie

La connaissance du produit d'un placement alternatif ne s'arrête pas à son approbation. Elle traverse l'approbation, la surveillance et la documentation, avec des responsabilités tant au niveau de la firme qu'au niveau individuel.

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Approbation
Qui décide, sur quelles preuves, et ce que le conseiller doit savoir avant de l'offrir

Dans le Centre KYPComment les produits sont approuvés sur la tablette, quel que soit leur type : Approbation des produits.

L'avis attend que la documentation d'approbation démontre un « examen sérieux » [traduction] par la personne qui approuve un titre, y compris les éléments clés évalués et les motifs justifiant l'approbation.[3] Il a observé que dans de nombreuses grandes firmes, les produits complexes ou à risque élevé sont examinés et approuvés par un comité de revue des produits, et que les firmes spécialisées dans des secteurs de niche s'appuient sur les évaluations de personnes possédant l'expertise pertinente.[3] Pour les placements alternatifs, les deux pratiques s'appliquent généralement.

Ce que la firme doit faire
  • Acheminer les placements alternatifs au bon approbateur. Un comité de revue des produits, dont les membres possèdent une expertise dans la catégorie d'actifs.
  • Évaluer les huit domaines. À l'aide d'un gabarit conçu pour les placements alternatifs, et non de celui utilisé pour les fonds communs de placement.
  • Vérifier, pas seulement recueillir. Consigner quels faits ont été confirmés de façon indépendante et comment.
  • Résoudre les signaux d'alarme avant l'approbation. Documenter chacun et la façon dont il a été résolu, ou refuser.
  • Traiter les émetteurs reliés de la même façon. Appliquer le même processus, ou un processus similaire, aux émetteurs reliés et associés qu'aux émetteurs non reliés.[3]
  • Fixer des conditions au besoin. Approuver avec des restrictions - par exemple, des limites quant aux personnes inscrites pouvant l'offrir, ou une date de revue - lorsque le produit le justifie.
  • Préparer ce dont les conseillers ont besoin. Un sommaire clair de la structure, des caractéristiques, des risques, des modalités de liquidité et des coûts du produit.
Ce que le conseiller doit faire
  • N'offrir que ce qui est approuvé. Et seulement dans les limites des conditions rattachées à l'approbation.
  • Comprendre le produit avant de l'offrir. Sa structure, ses caractéristiques, ses risques et ses coûts, y compris les modalités de liquidité et la façon dont il est évalué.[1]
  • Savoir ce qui n'a pas été vérifié. Comprendre quelles parties de l'évaluation reposent uniquement sur les déclarations du promoteur.
  • Suivre la formation ou obtenir la certification requise. Lorsque la firme exige une formation propre au produit ou un examen avant qu'un placement alternatif puisse être offert.[3]
  • Ne pas substituer les documents du promoteur. Travailler à partir de l'évaluation de la firme, et non de la présentation marketing du promoteur.
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Surveillance
Surveiller des produits qui font rapport lentement et changent sans avertissement

Dans le Centre KYPComment fonctionnent les règles de surveillance, le moteur et les alertes : Changement important. Ce qui se passe quand une alerte se déclenche : De l'alerte à la décision. Quand un changement doit rouvrir l'évaluation : Changement important : quand rouvrir une évaluation de connaissance du produit. Le même cycle de vie pour les autres types de titres : les actions, les fonds communs et FNB, les produits structurés, les fonds distincts et rentes et les portefeuilles modèles.

Les placements alternatifs sont plus difficiles à surveiller que les produits cotés pour une raison structurelle : les données arrivent en retard. Les valeurs liquidatives peuvent être établies trimestriellement, les états audités des mois après la fin de l'exercice, et les événements importants peuvent n'apparaître que dans une lettre aux investisseurs. Cela rend les constats de l'avis plus pointus, et non moins - la surveillance annuelle de produits risqués et illiquides a été jugée inadéquate, et attendre que l'émetteur signale les changements constituait une lacune en soi.[3] La surveillance des placements alternatifs repose largement sur des déclencheurs événementiels plutôt que sur des seuils de données de marché. Les changements importants typiques comprennent :

  • un plafonnement des rachats, une suspension ou un changement des modalités de rachat ;
  • un retraitement de la valeur liquidative, une dépréciation ou un changement de politique d'évaluation ou d'agent d'évaluation ;
  • un audit en retard, assorti d'une réserve ou manquant, ou un changement d'auditeur ;
  • une réduction ou une suspension des distributions ;
  • le départ d'une personne clé, ou un changement dans la propriété du promoteur ;
  • un changement d'effet de levier, de stratégie ou de frais ;
  • une mesure réglementaire ou un litige impliquant le promoteur ou ses dirigeants.

Lorsque l'illiquidité d'un produit limite ce qui peut être fait, l'avis indique que les réponses appropriées peuvent comprendre l'arrêt des nouvelles ventes.[3] Cette décision, et l'évaluation qui la sous-tend, doit tout de même être documentée et communiquée à tous ceux qui offrent le produit.

Ce que la firme doit faire
  • Définir le changement important pour les placements alternatifs. Y compris les déclencheurs événementiels ci-dessus, par écrit.
  • Surveiller plus souvent qu'annuellement. Fixer une fréquence qui reflète le risque du produit, avec des déclencheurs événementiels vérifiés en continu.
  • Utiliser ses propres sources. Suivre directement les dépôts, les lettres aux investisseurs, les dates d'audit et les nouvelles, plutôt que d'attendre le promoteur.
  • Relancer ce qui est en retard. Traiter un audit ou un rapport aux investisseurs en retard comme un constat, et non comme un délai à attendre.
  • Décider et consigner. Maintenir, restreindre les nouvelles ventes, suspendre ou retirer, avec le raisonnement documenté.
  • Aviser les personnes qui l'offrent. Avec l'évaluation mise à jour.
Ce que le conseiller doit faire
  • Garder leur compréhension à jour. Lire chaque avis de changement et chaque évaluation mise à jour pour les placements alternatifs qu'ils offrent.
  • Respecter les changements de statut. Cesser d'offrir un produit suspendu ou restreint.
  • Transmettre ce qu'ils apprennent. Signaler les communications du promoteur, les lettres aux investisseurs ou les nouvelles que la firme pourrait ne pas avoir vues.
  • Se recertifier lorsque requis. Passer tout nouvel examen que la firme exige après un changement important.[3]
3
Documentation
Un processus écrit, et un dossier qui montre qu'il a été suivi

Dans le Centre KYPCe que le dossier de connaissance du produit doit démontrer : Documentation KYP : ce que votre dossier doit démontrer. Comment la supervision le vérifie : Superviser un programme de connaissance du produit.

L'exemple ci-dessous montre ce qu'un processus écrit pour les placements alternatifs pourrait couvrir. Il est illustratif ; l'avis est clair que les processus peuvent varier selon le modèle d'affaires de la firme et la complexité et les risques de ce qu'elle offre.[3]

Exemple : processus écrit de connaissance du produit pour les placements alternatifs
Illustratif
1
Portée. S'applique à tous les titres dispensés de prospectus, fonds communs de placement alternatifs, fonds privés, sociétés en commandite et placements privés que la firme rend disponibles, y compris ceux d'émetteurs reliés et associés, ainsi qu'à tout titre de ce type reçu par transfert.
2
Pouvoir d'approbation. Le Comité de revue des placements alternatifs, comprenant au moins un membre possédant une expertise dans la catégorie d'actifs pertinente et un membre de la Conformité, approuve chaque produit. Aucune personne ne peut approuver seule un placement alternatif.
3
Évaluation. L'analyste de produits remplit le gabarit de connaissance du produit pour les placements alternatifs couvrant la structure et les modalités, les parties, la stratégie et les actifs, l'évaluation, la liquidité, les coûts, les conflits, ainsi que l'information et les antécédents, en joignant les documents sources examinés.
4
Vérification. Avant l'approbation, l'analyste confirme directement l'auditeur, l'administrateur et le dépositaire ; examine en entier les plus récents états financiers audités ; et effectue des recherches réglementaires et judiciaires sur le promoteur et ses dirigeants. Le gabarit consigne chaque élément comme vérifié ou déclaré par le promoteur.
5
Signaux d'alarme. Tout signal d'alarme figurant sur la liste de la firme doit être documenté avec sa résolution. Les signaux d'alarme non résolus, ou un refus de fournir les documents ou l'accès demandés, empêchent l'approbation.
6
Dossier d'approbation. Le Comité consigne sa décision, les éléments clés considérés, toute condition (comme les personnes inscrites autorisées ou une date de revue) et ses motifs, dans un procès-verbal joint à l'évaluation.
7
Autorisation des conseillers. Les personnes inscrites ne peuvent offrir le produit qu'après avoir suivi la formation de la firme sur le produit et attesté avoir pris connaissance du sommaire du produit, y compris ses modalités de liquidité, son approche d'évaluation et ses coûts.
8
Surveillance. Les déclencheurs événementiels sont surveillés en continu à partir des propres sources de la firme. Chaque produit fait l'objet d'une revue trimestrielle documentée de ses plus récents rapports, et d'une réévaluation complète au moins annuellement. Un audit ou un rapport aux investisseurs en retard est escaladé au Comité dans les dix jours ouvrables.
9
Réponse. Lors d'un changement important, le Comité décide de maintenir le produit, d'en restreindre les nouvelles ventes, de le suspendre ou de le retirer, consigne ses motifs et avise toutes les personnes inscrites autorisées en leur transmettant l'évaluation mise à jour.
10
Dossiers. Chaque version de l'évaluation, tous les documents sources, les dossiers de vérification, les procès-verbaux du comité, les revues de surveillance (y compris celles sans changement), les avis et les attestations sont conservés et rattachés au produit.
Cinq questions pour tester la connaissance du produit en matière de placements alternatifs
  1. La firme utilise-t-elle un gabarit d'évaluation conçu pour les placements alternatifs, couvrant en profondeur l'évaluation, la liquidité, les parties et les conflits ?
  2. Le dossier peut-il montrer quels faits ont été vérifiés de façon indépendante et lesquels reposent sur la parole du promoteur ?
  3. Les émetteurs reliés et associés sont-ils évalués avec la même rigueur que les émetteurs non reliés ?
  4. Chaque placement alternatif est-il surveillé plus souvent qu'annuellement, avec des déclencheurs événementiels que la firme détecte elle-même ?
  5. Les personnes inscrites doivent-elles suivre une formation ou attester avoir pris connaissance d'un sommaire du produit avant d'offrir un placement alternatif, et de nouveau après un changement important ?
Note sur la portée : Ce document couvre les obligations de connaissance du produit et de diligence raisonnable sur les produits pour les placements alternatifs et de marché privé selon les exigences réglementaires et les indications publiées au Canada et aux États-Unis à sa date de publication. Il ne traite pas des décisions concernant des clients individuels. Il s'agit d'information générale, et non de conseils juridiques ou de conformité. Les domaines d'évaluation, les étapes de vérification, les signaux d'alarme et l'exemple de processus sont des illustrations, non des exigences prescrites ; l'approche de chaque firme devrait refléter ses propres produits, son modèle d'affaires et ses conseils juridiques. Lorsque des règles et des indications sont citées, la citation provient de la source indiquée.
Références
  1. OCRI. Règles des courtiers en placement et règles partiellement consolidées, série de règles 3300 (diligence raisonnable sur les produits et connaissance du produit), y compris les règles 3301 et 3302. Document source (PDF)
  2. Autorités canadiennes en valeurs mobilières. Règlement 31-103 sur les obligations et dispenses d'inscription et les obligations continues des personnes inscrites, article 13.2.1 (connaissance du produit). Document source
  3. Avis conjoint du personnel des ACVM et de l'OCRI 31-368, Réformes axées sur le client : examen des pratiques des personnes inscrites en matière de connaissance du client, de connaissance du produit et d'évaluation de la convenance, et indications supplémentaires, 10 décembre 2025. Évaluations de connaissance du produit par les firmes, p. 10-13 ; approbation, p. 15-16 ; surveillance des changements importants, p. 16-18 ; politiques et procédures de connaissance du produit, p. 33-34. Document source (PDF)
  4. U.S. Securities and Exchange Commission. Commission Interpretation Regarding Standard of Conduct for Investment Advisers, Release No. IA-5248, 5 juin 2019. Document source (PDF)
  5. U.S. Securities and Exchange Commission. Regulation Best Interest: A Small Entity Compliance Guide. Document source
  6. U.S. Securities and Exchange Commission. Regulation Best Interest: The Broker-Dealer Standard of Conduct, 17 C.F.R. § 240.15l-1, en vigueur le 30 juin 2020. Document source (PDF)
  7. FINRA. Regulatory Notice 10-22, Obligation of Broker-Dealers to Conduct Reasonable Investigations in Regulation D Offerings, avril 2010. Document source
  8. FINRA. Regulatory Notice 23-08, FINRA Reminds Members of Their Obligations When Selling Private Placements, mai 2023. Document source
  9. FINRA. Regulatory Notice 12-03, Heightened Supervision of Complex Products, janvier 2012. Document source